L’empreinte écologique du numérique

Au premier abord, Internet semble être eco-friendly. Il nous permet d’effectuer des opérations bancaires en ligne, d’utiliser moins de papier, d’échanger via des applications plutôt que de prendre la voiture pour se déplacer et bien d’autres choses.

Pour autant, le constat n’est peut-être pas aussi « green » qu’on pourrait le penser.

Toutes les actions que nous effectuons sur le web sont réalisées à partir d’un clavier ou d’un écran tactile. Difficile de se rendre compte en effet de l’impact écologique de ce genre d’usage…mais pourtant, il existe bel et bien !

Pour chaque octet échangé, il y a une dépense énergétique.

Un impact environnemental que nous avons tendance à sous-estimer.

Quand le spam ne pollue pas que votre boîte mail

Il est 8h00, vous arrivez au travail (après avoir pris la voiture). Vous consultez vos mails et vous tombez sur une pléthore d’emails non-sollicités.

Chaque année, ce sont plusieurs milliards de spams qui sont envoyés à travers le monde. L’empreinte écologique est équivalente à plus d’un million de véhicules en circulation !

Et on ne parle que des mails non-sollicités. Le poids économique du digital est tel qu’il semble très difficile de contenir la machine.

Le mot d’ordre est désormais de passer au tout numérique. Les entreprises digitalisent leur présence et le travail sur internet se démocratise avec l’émergence de nombreux métiers. Gérer l’empreinte écologique du web est une question urgente qui nécessite une réponse ferme et rapide ! Sans quoi, la situation risque de devenir incontrôlable.

D’autres informations surprenantes :

– Vingt milligrammes de CO2 sont générés toutes les secondes pendant une navigation sur un simple site internet. Cela peut paraître peu mais quand on rapproche ce chiffre au temps passé sur le net par les internautes du monde entier, on est en droit de se poser quelques questions. En effet, La population mondiale passe en moyenne 35 milliards de minutes par mois à surfer sur le web.

Comment est-ce possible d’obtenir un tel chiffre ?

Une recherche internet n’est pas seulement cloisonnée au monde virtuel. Elle a des conséquences directes dans le monde physique.

Pour illustrer, voici un exemple. Quand vous recherchez une vidéo humoristique sur youtube ou l’adresse du meilleur restaurant de votre ville, votre requête est envoyée à des milliers de serveurs situés dans des datacenters qui consomment beaucoup d’électricité. Plus le nombre de données traitées par ces serveurs est élevé, plus la consommation d’électricité est importante.

Et comme nos sociétés ont tendance à se digitaliser toujours plus, il y a sans cesse une augmentation croissante de volume de données. Ce data nécessite donc plus d’énergie pour être traité !

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